La SA est la société
dont le capital est divisé en actions et qui est constituée
entre des associés qui ne supportent les pertes qu’à
concurrence de leurs apports. Elle est désignée
par une dénomination sociale qui peut comprendre le
nom d’un ou plusieurs associés.
|
|
Principes généraux 
Actionnaires :
la SA est constituée par sept actionnaires au moins. La loi
ne fixe aucun maximum.
Les actionnaires, qui peuvent être français ou étrangers
(personnes physiques ou morales) n’ont pas la qualité
de commerçant.
Un mineur, représenté par un représentant légal
(père ou mère), peut être actionnaire d’une
SA.
Le capital social :
le capital social doit être intégralement souscrit.
Le capital minimum est fixé à 37 000 euros.
La SAS ne peut faire appel public à l’épargne.
La variabilité du capital est possible.
Les actions : les actions représentant les apports de numéraire
doivent être libérées de la moitié au
moins de leur valeur nominale. La libération du surplus intervient
en une ou plusieurs fois, dans un délai maximum de cinq ans
à compter de l’immatriculation au RCS. Au contraire,
les actions représentant les apports en nature doivent être
libérées intégralement.
Les statuts peuvent indiquer la valeur nominale des actions.
Actions :
les actions représentant les apports de numéraire
peuvent être libérées de la moitié au
moins de leur valeur nominale. La libération du surplus intervient
en une ou plusieurs fois, dans un délai maximum de cinq ans
à compter de l’immatriculation au RCS. Au contraire,
les actions représentant les apports en nature doivent être
libérées intégralement.
Les statuts peuvent indiquer la valeur nominale des actions.
Apports :
chaque actionnaire est tenu de faire apport à la société.
Ces apports, dont le total constitue le capital social, peuvent
être en numéraire ou en nature; les apports en industrie
étant interdits.
L’intervention d’un commissaire aux apports est obligatoire
en cas d’apport en nature, et leur évaluation doit
être indiquée dans les statuts.
Durée de la personne morale : la durée de la société
ne peut excéder 99 ans. Elle court à compter de l’immatriculation
au RCS et peut être prorogée par décision des
actionnaires.
Comptes annuels :
la SA est tenue de déposer ses comptes annuels
au Greffe du tribunal de commerce, un mois après leur approbation
par l’AGO. Cette AGO se tient six mois après la date
de clôture de l’exercice social.
Toutefois, une demande de prorogation de délai pour la tenue
de l’assemblée statuant sur les comptes annuels peut
être faite par le biais d’une requête adressée
au président du tribunal de commerce.
En cas de refus d’approbation des comptes annuels, le procès-verbal
ou un extrait du PV de non approbation doit également être
déposé au greffe.
Organisation 
Administration -
direction : la SA peut être administrée
par un CA (système classique) ou dirigée par un directoire
qui exerce ses fonctions sous contrôle du conseil de surveillance
(système dualiste). Les statuts doivent prévoir le
mode d’administration adopté.
Système
classique : conseil d'administration
Conseil d'administration
: le CA est composé de trois administrateurs
au moins et dix huit au maximum. En cas de fusion, ce maximum est
porté à vingt quatre pendant trois ans à compter
de la date de la fusion.
Chaque administrateur doit être propriétaire d’un
nombre d’actions de la société déterminé
par les statuts. Un administrateur non propriétaire du nombre
d’actions requis à la date de sa nomination a un délai
de trois mois pour régulariser. Dans le cas contraire, il
est réputé démissionnaire d’office.
Les premiers administrateurs sont désignés dans les
statuts pour une durée de trois ans. Une personne morale
nommée administrateur doit désigner au sein du CA
son représentant permanent personne physique,
- missions et pouvoirs
du CA :
Le CA détermine les orientations de l’activité
de la société et veille à leur mise en œuvre.
Sous réserve des pouvoirs expressément attribués
aux assemblées d’actionnaires et dans la limite de
l’objet social, il se saisit de toute question intéressant
la bonne marche de la société et règle par
ses délibérations les affaires qui la concernent.
Il procède aux contrôles et vérifications
qu’il juge opportuns.
Le CA ne délibère valablement que si la moitié
au moins de ses membres sont présents, et les décisions
sont prises à la majorité des membres présents
ou représentés. Les statuts peuvent prévoir
une majorité forte.
Le CA nomme un président qui est obligatoirement une personne
physique. Il est nommé pour une durée qui ne peut
excéder celle de son mandat d’administrateur.
- missions du PCA :
le président du CA, représente le CA ; organise
et dirige les travaux de celui-ci dont il rend compte à
l‘assemblée générale ; veille au bon
fonctionnement des organes de la société et s’assure,
en particulier, que les administrateurs sont en mesure de remplir
leur mission.
Direction générale
de la société : le choix entre le président
du CA et le directeur général (DG)
La direction générale est assumée, soit par
le président du CA, soit par une autre personne physique
ayant le titre de directeur général. Le choix est
opéré par le CA dans les conditions définies
par les statuts. Les statuts doivent donc indiquer les conditions
dans lesquelles ce choix doit être fait.
Ainsi, le président du CA ne représente la société
vis-à-vis des tiers que lorsqu’il assume également
la direction générale.
Le DG est nommé par le CA. Il n’est pas obligatoirement
administrateur.
Il ne peut y avoir plus d’un directeur général.
Sur proposition du DG, le CA peut nommer une ou plusieurs personnes
physiques chargées d’assister le DG avec le titre
de directeur général délégué.
Le CA ne peut nommer plus de cinq directeurs généraux
délégués.
- Pouvoirs du directeur
général : le directeur général
est investi des pouvoirs les plus étendus pour agir en
toute circonstance au nom de la société. Dans ses
rapports avec les tiers, la société est légalement
représentée par le DG.
- Pouvoirs du directeur
général délégué : le
CA détermine l’étendue et la durée
des pouvoirs qui sont conférés aux directeurs généraux
délégués. A l’égard des tiers,
ils ont les mêmes pouvoirs que le DG.
Système
dualiste : directoire et conseil de surveillance (CS)
Dans ce système, la gestion de la société
est assurée par le directoire sous le contrôle du conseil
de surveillance.
Directoire :
le directoire est composé de cinq membres au plus.
Dans les SA ayant un capital inférieur à 150 000€,
les fonctions du directoire peuvent être exercées par
une seule personne, appelée directeur général
unique (DGU).
Les membres du directoire sont nommés par le conseil de surveillance.
Ils sont obligatoirement des personnes physiques, et peuvent être
actionnaires ou non.
L’un des membres du directoire est nommé en qualité
de président du directoire.
- Pouvoirs du directoire
:
Le directoire est investi des pouvoirs les plus étendus
pour agir en toute circonstance au nom de la société.
Il exerce ses pouvoirs dans la limite de l’objet social
sous réserve de ceux expressément attribués
par la loi au CS et aux assemblées d’actionnaires.
- Président du directoire
(ou directeur général unique : DGU) :
Il représente la société à l’égard
des tiers.
Le CS peut nommer un ou plusieurs membres du directoire en qualité
de directeur général avec le même pouvoir
de représentation que le président du directoire.
Conseil de surveillance
: il est composé de trois membres au moins
et dix huit au maximum. En cas de fusion, ce maximum est porté
à vingt quatre pendant trois ans à compter de la date
de la fusion.
Une personne morale nommée membre du CS doit désigner
un représentant permanent personne physique.
Les premiers membres du CS sont désignés dans les
statuts. Chaque membre du CS doit être propriétaire
d’un nombre d’actions déterminé par les
statuts. Un membre du CS non propriétaire du nombre requis
à la date de sa nomination a un délai de trois mois
pour régulariser. Dans le cas contraire, il est réputé
démissionnaire d’office.
Une même personne ne peut être à la fois membre
du CS et membre du directoire.
Le CS nomme un président et un vice-président, obligatoirement
personnes physiques. Ils sont chargés de convoquer le conseil
et d’en diriger les débats
Commissaire aux comptes
: la désignation des commissaires aux comptes
titulaire et suppléant (personne physique ou morale) est
obligatoire. Les premiers commissaires aux comptes sont désignés
dans les statuts.
Consulter
la fiche complète de la SA ne faisant pas appel public à
l'épargne sur Creeruneentreprise.fr
le site du greffe dédié à la création
d'entreprise |