La vérification des créances est une opération
importante pour les créanciers.
Il convient dans le cadre du règlement collectif du sort
des créanciers de vérifier la réalité
des droits invoqués par chacun des créanciers,
dans la perspective du règlement du passif qui en découlera.
La déclaration est une demande en justice par laquelle
le créancier sollicite du juge commissaire la reconnaissance
de ses droits. Les créanciers à l’exception
des salariés, doivent tous déclarer leurs créances
auprès du représentant des créanciers (par
le représentant légal, un mandataire ou un préposé).
Ensuite, le juge commissaire l’admet ou la rejette.
Le créancier qui n’a pas déclaré
sa créance entre les mains du représentant des
créanciers dans le délai légal de deux
mois à compter de la publication du jugement d’ouverture
au Bulletin Officiel Des Annonces Civiles et Commerciales) est
forclos. Il n’est donc pas admis dans les répartitions
et les dividendes.
Exception : Cette forclusion est inopposable
aux créanciers titulaires d’une sûreté
ou d’un contrat publiés, s’ils n’ont
pas été avisés personnellement d’avoir
à déclarer leurs créances. C’est
le représentant des créanciers qui a cette responsabilité
sous réserve que le débiteur ou son représentant
légal l’ait l’informé de l’existence
de ces créanciers.Le créancier forclos peut être
relevé de sa forclusion sous réserve qu’il
présente une requête en relevé de forclusion.
Il doit établir que sa défaillance n’est
pas due à son fait ou qu’elle est due à
une omission volontaire du débiteur lors de l’établissement
de la liste des créances.
Textes : Article L 622-26 du Code
de commerce, article 99 du décret n° 200-1677 du
28 décembre 2005
La requête en relevé
de forclusion : la procédure ainsi que les pièces
justificatives à fournir au Greffe du Tribunal de Commerce
de Paris
CONDITIONS : le créancier qui a omis
de déclarer sa créance dans le délai de
deux mois à compter de la publication au BODACC (Bulletin
Officiel des Annonces Civiles et Commerciales) du jugement d'ouverture
de redressement ou de liquidation judiciaire pour des raisons
indépendantes de sa volonté, peut déposer
une requête au juge commissaire pour être relevé
de la forclusion qui sanctionne le défaut de déclaration
dans le délai légal.
La loi ne fixe pas de condition de forme, le plus souvent c’est
une LRAR qui permet d’avoir une date certaine.
Comment
déposer la requête
Coût
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Délais :
La demande doit être déposée
dans le délai de six mois à compter de
la publication du jugement d’ouverture de la procédure
collective. Pour les créanciers titulaires d’une
sûreté publiée ou liés au débiteur
par un contrat publié, ce délai court à
compter de la réception de l’avis qui leur est
donné.
Exceptionnellement, ce délai est porté à
un an pour les créanciers qui sont dans l’impossibilité
de connaître l’existence de leur créance
avant l’expiration du délai de six mois susvisé.
Attention : Le créancier relevé de sa forclusion
ne peut concourir que pour les distributions postérieures
à sa demande.
La procédure :
Les dossiers et toutes correspondances antérieures
ainsi que la consignation sont à retourner impérativement
au Greffe qui transmettra au Juge Commissaire.
Une fois la consignation effectuée,
Il convient de noter que le délai de réponse à
la requête varie de un à trois mois environ. Ce
délai inclut la demande d'observations transmise par
le greffe au Mandataire, lequel bénéficie d'un
délai de quinze jours pour répondre.
Ensuite, que les observations soient parvenues ou non au tribunal,
le greffier transmet la requête au juge commissaire. Celui-ci
peut considérer être suffisamment informé
et il rend son ordonnance, ou alors, il peut décider
de renvoyer l'affaire à son audience afin d'entendre
contradictoirement les parties.
L’ordonnance est déposée au greffe. Le
greffier notifie l’ordonnance au demandeur et en informe
les mandataires de justice.
Il est précisé que le relevé éventuel
de la forclusion encourue n'emporte pas admission de la créance,
celle-ci restant soumise à la
procédure de vérification prévue par la
loi.
Recours :
L’appel de la décision du juge commissaire est
formé par les parties devant la cour d’Appel.
La tierce opposition est recevable dans les 10 jours à
compter du dépôt de l’ordonnance au greffe.