La conciliation est une procédure ouverte aux personnes
exerçant une activité commerciale ou artisanale
qui éprouvent des difficultés juridiques, économiques
ou financières, avérées ou prévisibles,
et ne se trouvent pas en état de cessation des paiements
depuis plus de quarante cinq jours.
Textes : Articles L.611-4 à L.611-15, R.611-22 à R.611-46 du Code de commerce.
Saisir le Tribunal
Le dirigeant adresse ou remet sa requête aux fins d’ouverture d’une procédure de conciliation au Président du Tribunal de commerce. Elle doit être remise en quatre exemplaires, datée et signée, accompagnée des pièces nécessaires, au greffe du tribunal de commerce (Service de la Prévention, 1er étage). Après examen du dossier, par un juge délégué, ce dernier fait convoquer par le greffier le dirigeant à un entretien pour y recueillir ses explications.
Présenter une requête en nomination d'un conciliateur
Formuler la requête
La requête doit exposer :
-
la situation économique, sociale
et financière du débiteur
-
un plan de financement et un compte de résultat
prévisionnels
-
ses besoins de financements, le cas échéant
les moyens d’y faire face
La requête précise le cas échéant
:
A la requête sont annexées les pièces suivantes
(en un seul exemplaire) :
-
un extrait du registre du commerce du requérant
(datant de moins de trois mois)
-
l’état des créances et
des dettes accompagné d’un échéancier
ainsi que la liste des principaux créanciers
-
l’état actif et passif des sûretés
ainsi que celui des engagements hors bilan
-
les comptes annuels, le tableau de financement ainsi que la situation de l’actif réalisable et disponible, valeurs d’exploitation exclues, et du passif exigible des trois derniers exercices, si ces documents ont été établis.
-
une attestation sur l’honneur certifiant l’absence de procédure de conciliation dans les trois mois précédant la date de la demande -
lorsque le débiteur propose le nom d’un conciliateur à la désignation du Tribunal, il précise son identité et son adresse
Il serait souhaitable de déposer également :
- une situation de trésorerie actuelle et prévisionnelle
ainsi qu'un compte d'exploitation prévisionnel
- un état de cessions d'actifs immobilisés intervenus
au cours des 18 derniers mois
- un état des inscriptions de privilèges et des
protêts établi par le greffe au jour de la requête
les comptes annuels, le tableau de financement
ainsi que la situation de l’actif réalisable et
disponible, valeurs d’exploitation exclues, et du passif
exigible des trois derniers exercices, si ces documents ont
été établis
-
une attestation sur l’honneur certifiant l’absence de procédure de conciliation dans les trois mois précédant la date de la demande
-
lorsque le débiteur propose le nom d’un conciliateur à la désignation du Tribunal, il précise son identité et son adresse
Il serait souhaitable de déposer également :
d'une situation de trésorerie actuelle et prévisionnelle
ainsi qu'un compte d'exploitation prévisionnel
d'un état de cessions d'actifs immobilisés intervenus
au cours des 18 derniers mois
d'un état des inscriptions de privilèges et des
protêts établi par le greffe au jour de la requête
Toutes requêtes complémentaires (prorogation de mission,
etc …) doivent être formulées par le représentant
légal avec l’accord écrit du conciliateur.
Cliquez
ici pour accéder à un modèle de requête
de nomination de conciliateur 
Déroulement
de l'entretien au Tribunal
A l’issue de cet entretien, le juge délégué rend une ordonnance aux termes de laquelle il désigne le conciliateur, définit l’objet de sa mission, sa durée et fixe les conditions de sa rémunération. Le conciliateur assistera le dirigeant pour mettre en oeuvre les solutions permettant d’assurer la pérennité de l'entreprise.
En accord avec le dirigeant, le conciliateur élabore un protocole d’accord à négocier avec les créanciers de l’entreprise qu’il contactera en vue d’obtenir un rééchelonnement des dettes et/ou la mise en place de financements adaptés.
Qui sont les conciliateurs ?
Ce sont en général mais pas obligatoirement
des administrateurs judiciaires qui justifient d’une grande
expérience en matière de redressement d’entreprises
et de négociations avec les créanciers (banques, organismes
fiscaux et sociaux, fournisseurs …). Sous certaines conditions,
le débiteur peut demander la récusation du conciliateur.
Ils sont soumis à une obligation de confidentialité.
Ils ont pour mission de favoriser la conclusion entre le débiteur
et ses principaux créanciers, cocontractants habituels, d’un
accord amiable destiné à mettre fin aux difficultés
de l’entreprise. Ils rendent compte au Président
du Tribunal du déroulement de la procédure.
Procédure
Procédures
Echec de la mission
Lorsque aucune solution amiable n’a été trouvée
dans le délai prescrit, le conciliateur rend compte au Président
du Tribunal de l’échec de sa mission
Constat de l’accord par le Président
Le Président sur requête conjointe des parties , constate
leur accord par une ordonnance, et lui donne force exécutoire.
L’accord et ses annexes sont déposés au greffe.
Des copies ne peuvent être délivrées qu’aux
personnes qui peuvent se prévaloir des dispositions de l’accord.
Homologation de l’accord par le Tribunal
Le débiteur peut demander au Tribunal d’homologuer
l’accord sous conditions. Ce jugement ne reprend
pas les termes de l’accord. Il mentionne les garanties et
privilèges constitués pour en assurer la bonne exécution
de l’accord.
Résolution de l’accord
En cas d’inexécution des engagements résultant
de l’accord, le Tribunal peut sur saisine d’une partie
à l’accord prononcer la résolution de l’accord
Les conséquences :
L’homologation met fin à la procédure de conciliation.
Elle fait l’objet de publicité dans un journal d’annonces légales et au Bodacc.
L’interdiction d’émettre des chèques est levée.
Les personnes qui ont consenti un nouvel apport
de trésorerie pour favoriser la poursuite de l’activité
sont, en cas d’ouverture d’une procédure collective,
payées en priorité.
Durée
Le conciliateur est désigné pour une durée
maximale de quatre mois, renouvelable un mois au plus, à
la requête du seul conciliateur sauf si la désignation
du conciliateur a été proposée au Président
du Tribunal par le dirigeant.
Une nouvelle conciliation ne peut être ouverte dans les trois mois qui suivent.
Coût
Le dirigeant dépose avec sa requête une consignation
dont le règlement s'effectue par chèque bancaire libellé
à l’ordre du greffe du Tribunal de commerce de Paris
(coût de la consignation).
Contacter le service de la prévention : prevention@greffe-tc-paris.fr
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