La loi de sauvegarde des entreprises permet aux entreprises qui
éprouvent une difficulté économique, juridique
ou financière sans être en état de cessation
de paiements, de les traiter en amont et à titre préventif
en dehors de toute procédure collective.
Deux procédures préventives sont ainsi à
la disposition des entreprises qui connaissent des difficultés
de nature à compromettre la continuité de leur exploitation
: le mandat ad'hoc et la conciliation, dites procédures de règlement amiable des difficultés des entreprises.
Le mandat ad’hoc ou la
conciliation permettent au dirigeant d’entreprise de négocier ses dettes sous l’égide soit d’un mandataire ad'hoc, soit d’un conciliateur, désignés par le Président du Tribunal de commerce.
Notez bien que le dirigeant ne peut faire appel au Tribunal qu’à
la condition que l’entreprise ne soit pas déjà
en état de cessation des paiements (c’est à
dire que lorsque l'entreprise ne peut plus faire face à
son passif exigible avec son actif disponible depuis plus de 45
jours).
Ces procédures aboutissent à un sauvetage de l’entreprise
dans plus de 60% des cas.
En 2001, elles ont permis de sauver 4 240 emplois dans Paris intra-muros
(source : nombre d’emplois déclarés dans les
requêtes en règlement amiable).
Le mandat ad'hoc et la conciliation
Ces deux procédures se distinguent dans leur mise en œuvre et dans leur déroulement, bien qu’elles poursuivent le même objectif.
L’objectif est de permettre une négociation confidentielle et à l'amiable des dettes. Pour ce faire, le débiteur est assisté par un mandataire ad'hoc ou un conciliateur désignés par le Président du Tribunal de commerce.
Le requérant peut suggérer au Président du
Tribunal de commerce, sous réserve de son appréciation,
le nom d’un mandataire ad'hoc ou le nom d’un conciliateur.
Le dirigeant de l’entreprise reste à la tête de l’entreprise.
Concernant la mise en œuvre de ces procédures, le mandat ad'hoc peut être sollicité dès que la société éprouve des difficultés, quant à la conciliation, elle peut être demandée en cas de difficulté juridique, économique ou financière avérée ou prévisible.
C’est pourquoi, le mandat ad'hoc peut valablement précéder la procédure de conciliation.
La durée diffère selon la procédure envisagée.
La mission du conciliateur est brève : quatre mois au maximum,
renouvelable un mois. Cette procédure est adaptée
aux entreprises ayant par exemple déjà amorcé
leurs négociations. Elle peut s’achever par l’homologation
par le Tribunal de Commerce d’un protocole d’accord
entre dirigeants et créanciers et/ou partenaires.
La mission du mandataire ad’hoc en revanche peut avoir
une durée plus longue. Il est généralement
nommé pour trois mois. La mission est renouvelable plusieurs
fois. Elle aboutit à la signature d’ accords contractuels
négociés avec les créanciers, et/ou les partenaires
non soumis à l’homologation.
Plus d'informations
sur le mandat ad'hoc, cliquez-ici
Plus d'informations
sur la conciliation, cliquez-ici
Contacter le service de la prévention : prevention@greffe-tc-paris.fr